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Retraites : le niveau des pensions devrait baisser jusqu'en... 2060

Retraites : le niveau des pensions devrait baisser jusqu'en... 2060

 
Selon un rapport du Conseil d'orientation des retraites, les pensions des retraités vont forcément être orientées à la baisse dans les années à venir
Selon un rapport du Conseil d'orientation des retraites, les pensions des retraités vont forcément être orientées à la baisse dans les années à venir (AFP/Joel Saget)

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) a beau faire et refaire les calculs, le compte n'y est pas. Selon les projections actualisées du Conseil d’orientation des retraites (COR), le besoin de financement de l’ensembledes régimes de retraites s’établira encore à 0,4 % du PIB en 2019 et 2020, autrement dit à pas loin de 10 milliards d’euros.

Selon « Les Echos », l’avant-projet de rapport annuel du COR, qui doit être débattu mercredi, l’équilibre n'est possible qu'à long terme à l'horizon 2030. Et encore, il faudrait pour cela que la croissance des revenus d’activité dépasse durablement 1,5 % par an et que le taux dechômage retombe à 4,5% contre près de 10% aujourd'hui. 

Dans ce scénario central parmi les cinq envisagés, le COR estime que «les déficits accumulés au cours des quinze premières années de projection n’étant pas entièrement couverts par les excédents des dix années suivantes », les régimes de retraites généraient encore une dette sur 25 ans, écrit le COR, mais elle serait minime (0,1 point de PIB). Mais avec un taux de chômage de 7% à moyen terme et une croissance de 1,3%, les choses se corsent. Selon les Echos, le besoin de financement serait encore de 0,5 point de PIB en 2030 et même supérieur à 1 % de PIB en 2040 si les revenus progressaient de seulement 1 % par an.

Mis à jour le mardi 23 juin 2015 15:02

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Suisse : le franc fort, un jackpot de courte durée pour les frontaliers ?

La fiche de paie de janvier donne le sourire aux frontaliers. Mais le recours au chômage partiel préconisé par le gouvernement suisse les inquiète.

La Suisse prépare des mesures drastiques qui inquiètent les frontaliers.La Suisse prépare des mesures drastiques qui inquiètent les frontaliers. © DPA Picture-Alliance / AFP

 

Pour les 150 000 frontaliers travaillant en Suisse, c'est jour de fête. Avant le 15 janvier, un euro valait 1,20 franc suisse. Aujourd'hui, l'euro est à 1,03 franc suisse. Pourtant, la plupart d'entre eux se gardent bien de sabler le champagne pour célébrer ce gros lot inattendu. Depuis deux semaines, des deux côtés de la frontière, la presse est porteuse de nouvelles inquiétantes. Du côté helvétique, Johann Schneider-Ammann, le ministre de l'Économie, annonce que les entreprises qui souffrent des fluctuations des taux de change peuvent "recourir au chômage partiel". Quant à la banque J. Safra Sarasin, elle annonce une baisse du PIB de 0,5 % au premier trimestre. 

Du côté français, le vice-président du conseil général de l'Ain chargé des finances révèle que deux des prêts du département indexés sur le cours de la monnaie suisse vont dorénavant flirter avec un taux de 30 %, soit un million d'euros d'intérêts de plus à verser cette année. Quant aux eaux usées du Pays de Gex, traitées dans le canton de Gex, elles vont subir un surcoût en 2015 de près de 750 000 euros. À l'augmentation des impôts locaux s'ajoute le fait que les frontaliers ont dû renoncer tout récemment aux assurances privées pour s'affilier à la Sécurité sociale. Or, les cotisations de la couverture maladie universelle sont calculées en fonction du revenu, et non plus de l'âge. 

Hausse du temps de travail 

L'entreprise Volailles Importation, basée à Perly, dans le canton de Genève, a provoqué des protestations indignées des syndicats en annonçant qu'elle se réservait le droit de baisser les salaires des employés frontaliers "au prorata de la différence entre les taux plancher et les nouveaux taux". L'établissement, qui emploie quatre-vingts personnes, dont soixante frontaliers, constate que le "pouvoir d'achat comme frontalier s'est accru massivement sans aucune contre-prestation". Volailles Importation n'a pas mis sa menace à exécution, mais cette provocation révèle que le patronat suisse envisage effectivement de diminuer les salaires des frontaliers. 

Le Matin Dimanche de Lausanne titre : "Les salaires vont fatalement baisser : on vous dit où et pourquoi". Ainsi, la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI) annonce qu'il est envisageable "de notifier un congé-modification qui prévoit le paiement du salaire en euros, dans la mesure où l'ensemble des collaborateurs l'acceptent". Le ministre de l'Économie libéral radical Johann Schneider-Ammann ne se contente pas d'encourager les entreprises à recourir au chômage partiel. Il a même évoqué, à Davos, une baisse des salaires. La crise permettrait, par exemple, à la branche de l'industrie des machines d'imposer aux salariés une hausse du temps de travail sans compensation salariale. 

Les partis populistes en embuscade 

Un "congé-modification" est un terme poli pour dire qu'il est possible de licencier tout son personnel pour le réembaucher aussitôt après à de moins bonnes conditions ! La Suisse ne compte que 3,1 % de chômage, mais, si les entreprises recrutent facilement, elles peuvent licencier tout aussi aisément. Il n'y a pas de nécessité à donner un motif, il suffit d'évoquer une "perte de confiance", qui n'a nul besoin d'être justifiée. 

En d'autres termes, un patron peut fort bien dire en privé à un salarié : "Vous gagnez 5 000 francs suisses. Je ne vous verserai plus que 4 000 le mois prochain. Soit vous acceptez, soit je vous licencie." Par ailleurs, Jean-François Besson, le secrétaire général du Groupement transfrontalier européen, craint une récupération politique de la part des partis populistes, l'Union démocratique du centre (UDC) et le Mouvement citoyen genevois (MCG), qui font de la chasse aux frontaliers leur fonds de commerce, n'hésitant pas à l'occasion à les traiter de "racailles". 

 

Mis à jour le mardi 3 février 2015 11:41

La Suisse va comptabiliser les comptes détenus par des Français

La Suisse va comptabiliser les comptes détenus par des Français

Y en a-t-il 100 000, 500 000 ou davantage ? C'est le premier recensement depuis l'institutionnalisation du secret bancaire en 1934.

Pour un Français, il n'est pas répréhensible de posséder un compte en Suisse, à condition qu'il soit déclaré.

Pour un Français, il n'est pas répréhensible de posséder un compte en Suisse, à condition qu'il soit déclaré. © FABRICE COFFRINI / AFP

Officiellement, l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, la Finma, qui possède des pouvoirs étendus sur les banques, mais aussi les assurances et les négociants en valeurs mobilières, ne cherche qu'à évaluer les risques liés à la clientèle française. En effet, la justice tricolore ne plaisante plus avec les établissements financiers qui aident leurs clients à frauder le fisc. En décembre, la Cour de cassation a confirmé la caution de 1,1 milliard d'euros imposée à UBS, la principale banque helvétique, poursuivie pour "blanchiment aggravé de fraude fiscale". 

Mais dans les faits, la Finma a bien demandé aux banques le nombre de clients français qu'elles gèrent. Mais aussi quels actifs ils représentent depuis 2003. Et quelles sont les procédures en place concernant cette clientèle française. Ce courrier, adressé le 16 décembre dernier, n'a été révélé que récemment par L'Agefi, le quotidien suisse de la finance. C'est la première fois, depuis l'adoption de l'article 47 de la loi fédérale sur les banques en 1934, portant sur le secret bancaire, qu'une instance fédérale demande à évaluer le nombre de Français disposant d'un compte dans le pays.

Mis à jour le jeudi 8 janvier 2015 09:39

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Recul historique de l'emploi à domicile au profit du travail au noir

Après avoir été aidé et connu un bel essor depuis 2005, l'emploi à domicile par des particuliers -qui concerne près de 4 millions de personnes aujourd'hui: 1,3 million de salariés et 2,3 millions d'employeurs - est dorénavant en chute libre. Le nombre d'heures déclarées, qui ne cesse de reculer depuis 2011, a encore accusé une baisse de 7,8 % en 2013. Pis, le secteur a enregistré une destruction historique de 16.500 emplois (en équivalent temps plein) l'année dernière, après la disparition de 10.668 emplois en 2012 et de 10.441 emplois en 2011, a souligné mardi la Fédération des particuliers employeurs (Fepem). Même la garde d'enfants, qui a longtemps résisté, est dorénavant sur la brèche. Les employeurs, qui ont injecté la bagatelle de 12,2 milliards d'euros en 2012 dans l'économie (9,1 de masse salariale nette et 3,1 de cotisations) s'essoufflent. Incapables de poursuivre leurs efforts, ils ont soit renoncé à leur salarié à domicile, soit réduit son nombre d'heures déclarées. Résultat, le travail au noir dans le secteur, qui était passé de 50 % en 1995 à 30 % en 2005, remonte aujourd'hui en flèche.

 

http://www.clubpatrimoine.com/article/Recul_historique_de_l_emploi_a_domicile_au_profit_du_travail_au_noir-a14842.aspx

 

Mis à jour le vendredi 23 mai 2014 11:18

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